Crédit immobilier : plus d’un Français sur deux a déjà changé de banque

Les Français, qui possèdent un crédit immobilier, sont plus nombreux que la moyenne mondiale à avoir franchi le pas du changement de banque, selon une étude de HSBC. Mais ils mettent plus de temps pour constituer leur apport.

Bien que les conditions d’emprunt soient un peu moins favorables qu’à la fin de l’année 2016, emprunter pour acheter un logement reste intéressant. Les Français l’ont bien compris: en 2017, ils se sont endettés encore massivement. Environ 255 milliards d’euros de prêts leur ont été accordés, selon les derniers chiffres publiés par la Banque de France (contre 250 milliards pour l’ensemble de l’année 2016).

S’ils n’obtiennent pas de conditions suffisamment satisfaisantes, plus de huit propriétaires ayant souscrit un prêt immobilier sur dix se sont renseignés pour changer de banque (contre une moyenne mondiale de 61%), selon une étude publiée par HSBC ce mercredi. À noter que plus d’un propriétaire détenteur d’un prêt immobilier sur deux (52%) a déjà franchi le pas. Un chiffre bien supérieur à la moyenne mondiale (44%). Ses résultats ont été obtenus à l’issue d’une enquête menée par Kantar TNS fin 2017, auprès de plus de 10.000 personnes de dix nationalités différentes, dont la France, le Royaume-Uni ou encore les États-Unis.

Depuis un an, changer de banque est désormais plus aisé grâce à l’entrée en vigueur d’une mesure de la loi Macron: les particuliers pourront demander à l’établissement financier qu’ils souhaitent rejoindre de se charger de toutes les démarches. Ajoutez à cela: la période pendant laquelle vous êtes obligés de domicilier vos revenus chez votre banque a été réduite.

Un soutien financier des parents bienvenu

Parmi les principales motivations des emprunteurs, il y en a une qui prend, sans surprises, le dessus sur les autres: la volonté d’obtenir un contrat plus avantageux d’un point de vue financier. Les personnes interrogées sont 82% à avancer cette explication. Loin devant le déménagement ou l’achat d’un logement supplémentaire (12%).

Mais ces changements de banque ne doivent pas faire oublier les difficultés de se constituer un apport personnel qui doit représenter au moins 10% du montant total de l’opération. C’est le cas pour 67% des primo-accédants, selon la moyenne des dix pays analysés par HSBC. Pour eux, le soutien financier des parents est d’ordinaire le bienvenu à tel point qu’ils en sont dépendants. Ce n’est pas forcément le cas des primo-accédants français qui sont parmi les moins nombreux à compter sur cette aide financière (28% contre 38% pour la moyenne nationale et 66% de Chinois). Ce qui explique sans doute qu’ils sont ceux qui mettent le plus de temps à se constituer un apport personnel suffisant: sept ans contre trois ans au Royaume-Uni et cinq ans pour la moyenne mondiale.

Plus le montant de l’apport est élevé, meilleures sont les conditions financières consenties par la banque. Parmi elles, le montant que vous rembourserez chaque mois. En moyenne, les propriétaires français consacrent ainsi 38% de leurs revenus mensuels au paiement de leurs mensualités, alors que le taux d’endettement idéal tourne plutôt autour de 33% (contre 38% pour la moyenne mondiale et 44% pour la Chine). Plus les emprunteurs sont âgés, plus cette part diminue: 41% pour la génération Millenials (personnes nées entre 1980 et 2000), 35% pour la génération X (personnes nées entre 1961 et 1981) et 29% pour la génération Baby-boomers (personnes nées entre 1945 et 1960).

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